Libération: " externalisons la direction! " Les LibéLutte passent à l'action. Directe...
- Informer, ce n'est pas courir à la remorque de l'événement, et bavasser ensuite, en retard, force de commentaires inconsistants ou insipides. - Informer, c'est anticiper! - C'est la devise de tout service de renseignement et d'action, digne de ce nom. C'est donc aussi la devise d'Imbongi.
Anticiper, cela suppose de tenter de lire dans le fouillis des contradictions du jour, des signes obscurs, la tendance du lendemain. Et prendre le risque de se "planter". A ce jour, Imbongi ne s'est jamais "planté". le jour où un tel accident se produirait, nous le reconnaîtrions sans fard. C'est notre garantie de qualité. notre contrat-client vis-à-vis du lecteur...
Concernant Libération, nous avions pris le risque d'annoncer, la semaine dernière, une possible reprise de la grève pour le jeudi. Avec un point d'interrogation. L'AG de ce jour-là en a décidé autrement. Décidant d'inventer de nouvelles formes de lutte, mieux adaptées...Cette nuit, Imbongi annonçait une "opération coup de poing " pour ce lundi. Elle s'est réalisée, sans faille et sans bavures.
A 6 heures du matin, heure inhabituelle pour un quotidien plutôt flemmasse où la plupart des journalistes arrivent, en bâillant, vers 11 heures du matin, avant de revenir, en baillant, sur le coup de 16 heures, à l'issue d' un long déjeuner souvent bien arrosé, aux frais de la princesse - et du contribuable...- sous prétexte de "traiter des informateur", en général, on le voit à la lecture des pages, fictifs, à 6 heures du matin, donc, quelques silhouettes obscures d'hommes et de femmes, dont, ciel mon Sarko, des Arabes, se glissent furtivement dans le hall d'entrée du 11 rue Bérenger...Le "commando", car c'en est un, même s'il est non violent, se dirige vers les étages supérieurs, ceux de la direction. Il y installe d'insolentes banderoles: " zéro licenciements ", et surtout "externalisation...de la direction! "
Ce n'est pas encore la fâmeuse injonction à "pendre le dernier capitaliste avec les tripes du dernier bureaucrate", authentique mot d'ordre de Mai 68 (n'est-ce pas mon gros Serge?), contrairement aux (bidonnés) "il est interdit d'interdire", et "jouïr sans entraves", mots d'ordre marginaux de 1968, voire simple graffiti, repris, depuis, par les faussaires de l'Histoire et autres publi-politiciens à la manque...Pas encore, mais on y vient...Doucement...Chi va piano va sano...Tendance, tendance...
Bref, c'est l'occupation des lieux, ou, pour commencer, celle des locaux de la "haute direction" (au sens physique et ascenseur du terme). Une opération, lancée quasi-clandestinement par une poignée de braves de la CGT et de Sud - qui, cette année, se tient très bien, sous l'impulsion remarquable de Karl Laske, journaliste discutable et discuté, mais brave garçon sympathique, et militant qui s'améliore...
Au cours de la matinée, les salariés du journal se joignent peu à peu à cette initiative, qui viole un tabou de plus dans le temple du politiquement correct de la rue Bérenger...
Des affiches subversiives se collent un peu partout dans les étages. Jusque dans la salle du comité de rédaction, où se tient, chaque matin, la sinistre comédie du pouvoir de ce qu'est devenu le journal qui usurpe, encore pour combien de temps?, le titre d'une publication issue de la Résistance, et des combats pour la Libération de la France...Des valeurs bien éloignées, toute le monde peut le lire, de celles des renégats et des repentis d'aujourd'hui.
Mais il y a, comme dit à peu près l'Ecclesiaste, un temps pour tout. Un temps pour aimer, et un temps pour haïr. Un temps pour naître, et un temps pour mourir...Un temps pour les crabes, les loups, les cochons et les chiens, et un temps pour le tigres...Les agneaux de Libé deviennent des loups. c'est magnifique.
JULY-ROTHSCHILD-(DE) GAUDEMAR vont-ils se résoudre à demander à Sarko-Racaille sa police, pour virer les grévistes? Se contententeront-ils d'aller recruter, dans les quartiers voisins, qui n'en manquent pas, quelques "gorilles", prêts à toutes les basses-œuvres, et pour pas cher. Ils y réfléchissent, à cet instant même...Une répression violente des syndicalistes ferait désordre, le syndicat du Livre CGT, où Fatima Brahmi, l' "Arlette Laguiller" maoiste de la CGT Libé, elle-même syndiquée à la puissante Filpac-CGT (c'est une technicienne), devient une véritable icône, a, lui, déjà mis sous pression ses "commandos de secours". Ils ne sont pas loin, et les gros bras" de la démocratie syndicale, ceux dont le sang avait coulé sur le pavé de Charonne, sont prêts à voler au secours de leur jeune camarade, et de tous les Libé en Lutte. Même les journalistes...L'autre risque est que, si les guerilleros de la liberté de la presse se voient boucher toute possibilité d'action directe à l'intérieur des locaux du journal, ils choisissent l'action directe, à l'extérieur...Barricades rue Bérenger? Bloquer la Place de la République? Descente sur les Champs Elysées, le soir de Noël, et vente sauvage de leur "quatre pages" aux portes de l'Elysée?
C'est à eux, bien entendu, et à eux seuls, d'en décider. Souverainement.
Respectant leur indépendance, autant que leur action, IMBONGI, qui n'a, bien entendu, ni conseils ni leçons à leur donner, publie ci-dessous l'intégralité de leur dernier communiqué.
Impasse dans les négociations: RETOUR A LA DEFIANCE
Les élus du Comité d'entreprise de Libération ont décidé d'occuper, ce matin, les bureaux de la direction générale et du service du personnel. Cette action symbolique a pour objectif de souligner l'impasse des négociations actuelles et la faillite du dialogue social à Libération. Alors qu'elle avait accepté que le principe du volontariat préside aux suppressions d'emploi, la direction a choisi d'ignorer l'engagement qui lui était demandé de ne procéder, in fine, à aucun licenciement contraint. Elle choisit de laisser les salariés dans le doute et l'inquiétude au moment où le journal a tant besoin de se remobiliser. Tant que cet engagement ne sera pas pris, nous ne serons pas sortis de la logique de casse qui avait conduit cette direction à programmer 52 licenciements. Trois semaines après la remise du plan de suppression de postes, de nombreux documents n'ont toujours pas été remis aux experts du CE et aux élus. Les projets d'externalisation des services (abonnements, Informatique web et inspection des ventes) vitaux au développement et à la relance du titre, ne semblent pas avoir été plus préparés que les projets rédactionnels et de réorganisation de la rédaction. Aucune étude économique ou financière sérieuse ne vient justifier ces externalisations. Concernant les hauts salaires du journal, aucun élément de frais et/ou d'avantage en nature n'a été remis. A l'heure des économies, des situations scandaleuses semblent perdurer. L'attribution d'une Renault Scenic à l'année à l'ancien directeur de la rédaction, retraité, visant à rémunérer sa chronique Diplomatiques nous paraît une entorse grave aux principes et une aberration devant les restrictions quotidiennes qui touchent les salariés.
La responsabilité de la direction était déja avérée concernant le déficit et l'absence de projets. Aujourd'hui, l'impasse dans les négociations nous conduit à réouvrir le débat sur la défiance et à appeler l'équipe à se prononcer en faveur d'un changement de direction.
Le 12/12/05
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